Des
chiffres impressionnants : Outre le fait qu'il ait cent ans, le four
représente à lui seul une bâtisse, avec ses 12 m²
de surface de cuisson (3x4). Il a fonctionné au charbon pendant
la guerre puis au mazout avant que Gilles ne lui rende ses bûches.
Ce gourmand consomme
100
kg de bois par jour que Gilles charge avec sa brouette après
l'avoir débité dans l'arrière-cour. L'inertie thermique
est telle que le refroidissement complet du four n'intervient qu'au
bout d'un an. Lorsque Gilles l'a remis en service, il a fallu un mois de
chauffe pour obtenir la température de cuisson soit 250°. La
masse totale du four avoisine les 70 tonnes, il est conçu de deux
parties principales : le foyer qui se trouve
sous la plaque de cuisson de 12 m² et le four lui-même.
La cheminée du foyer débouche directement dans le four par
un orifice circulaire de 40 cm de diamètre environ. Lors de la mise
en chauffe, est emboîtée dans cet orifice une pièce
de fonderie orientable appelée le Gueulard.
Lorsque le four est à température (250°), Gilles enlève
le Gueulard, le porte à refroidir
dans l'arrière-cour et bouche l'orifice avec une plaque en fonte.
Le four est alors prêt à cuire
ses 400 pains.